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Google a la tête entre deux chaises (les mots et les images) !

Quand on regarde son fil d?actualité sur Google Plus, on s?aperçoit que les images ont un taux de partage bien plus important que les articles. Il semble donc que rien ne vaut une bonne image pour susciter l?intérêt.

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Pour mieux comprendre ce phénomène grandissant, renforcé par le succès de Pinterest, nous avons posé nos questions à un grand spécialiste de ce sujet, le Social Media Manager et Communicant Expert senior Pierre Cappelli. Il prépare d’ailleurs actuellement un livre  : « Tout sur Pinterest ».

 

- Pierre, Google préfère les mots ou les images ?

- Difficile de répondre directement à cette question car en fait, Google préfère les contenus riches, uniques et de qualité, notamment en matière d’informationGoogle Panda et Google Penguin sont d’ailleurs là depuis une paire d’années afin d’accompagner son algorithme dans sa quête de qualité.

Pour qu’une image soit efficace et véhicule le message conçu par ses auteurs, dans la majorité des cas, il faut lui associer une légende, un body texte ou un titre : le texte n’est donc pas si dissocié de l’image que l’on pourrait l’imaginer : seule la densité de celui-ci est inversée en rapport à celle de l’image.
Il s’agit donc de bien préparer ses images afin que celles-ci bénéficient d’un référencement et un positionnement optimal. Aujourd’hui, une image est référencée dans Google Images et, si elle est bien référencée, peut vous apporter un trafic important, sans qu’il me soit possible de le comparer avec un trafic de recherche de pages !

Mais référencer de manière optimale est un métier, celui d’un référenceur, pas le mien. En revanche, je lui prépare les sources et les contenus le plus en adéquation possible avec les objectifs à atteindre et en rapport avec la qualité attendue, tant par l’émetteur (moi) , que le récepteur (ma cible) et son diffuseur (Google par exemple), la boucle est ainsi bouclée. (2)

Dans la terminologie « images », j’englobe effectivement les photos, mais aussi les infographies, les dessins et les vidéos.

Le bon exemple de ces derniers jours serait à mon sens,  la superbe campagne lancée par Evian. Campagne internationale au vu du positionnement de ce produit de grande consommation.
Les affiches sont très tendres et drôles à la fois : un homme ou une femme avec en vis-à-vis sa « projection » à l’âge d’un bébé.  L’image y est prédominante certes, mais la baseline (le texte donc, dans notre fil de pensée) nous aide à comprendre l’axe publicitaire de la campagne, la promesse qui y est diffusée : « Live Young » (vivez jeunes).

Ces images sont déjà très partagées via les médias sociaux notamment, mais aussi de nombreux blogs qui relatent le lancement de la campagne et présentent en vis-à-vis la nouvelle vidéo qui cartonne déjà sur les plateformes comme Youtube !  Chaque blog commente ainsi cette campagne en y ajoutant une touche personnelle, ne serait-ce que dans les commentaires, et s’adresse ainsi  à son propre public en ayant adapté sa prise de parole.
Ces blogs  rappellent l’énorme succès de la précédente campagne (pour rappel, sa vidéo  « bébé avec rollers » aura été le spot publicitaire le plus visionné de tous les temps : 150 millions de vues !)
Et cette nouvelle campagne en est déjà à 40 millions de vues…  Un bon exemple du potentiel viral  d’un contenu visuel de qualité.

- Comment une image (photo, dessin, infographie, etc.) peut-elle aider à référencer un site ou un blog ? Quelles sont les règles à suivre ?

- Une fois encore, je n’évoquerai pas ici le référencement pur, celui pratiqué par les spécialistes du SEO.
Il est facile de comprendre que l’image génère plus d’engagement que le texte car sa perception est quasi instantanée, son attrait également : je comparerai cela à l’achat d’impulsion. Je découvre une image qui « me parle », qui me fait sourire ou au contraire qui m’émeut, une image qui me révolte ou une qui me donne envie de pousser plus encore mes recherches : ce type d’image donne aussi envie d’être partagée car d’une certaine manière, cette action valorise l’auteur de ce partage vis-à-vis de sa communauté.
L’image donc est le point de départ de l’action de sensibilisation, mais elle doit s’inscrire dans un processus destiné à amener l’internaute là où nous avons envie qu’il aille : site web marchand, formulaire d’inscription, consultation d’un autre média.  Il suffit dans ce cas d’intégrer à ces images les liens adéquats qui pointeront vers le support visé. Il est cependant important de considérer le cheminement nécessaire et de ne pas se tromper de sens pour celui-ci, je découvre trop souvent cette situation.

- Prenons 3 blogueurs (ou Community Managers), le premier est rédacteur, le second est photographe et le troisième est dessinateur. Quel est celui qui sera le plus efficace, d?abord en matière de référencement, ensuite pour provoquer et animer le débat ?
Autre question sous-entendue : la meilleure solution n?est-elle pas dans la collaboration des trois ?

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Pour commencer à répondre à cette dernière question, je prends l?exemple de ce blog. 3 actions ont été importantes pour le référencer et le faire connaître.

1- l?utilisation d?une mascotte, un pingouin, conçu et mis en situation dans une vingtaine d?illustrations par le dessinateur Stefano Collavini

2- la publication régulière d?articles écrits par un rédacteur web

3- l?organisation de débats sous une forme ludique, nommés BlogStorming. Le dessinateur Daniel Do va d?ailleurs participer au prochain BlogStorming, d?après toi, est-il un atout pour son équipe ?

- C’est évident Denis, notre dialogue en est la preuve.

- Surtout, si lui et son équipe suivent tes conseils Pierre ! J’en profite pour combattre une image d’Epinal sur le concepteur rédacteur web. Son rôle ne s?arrête pas à l?écriture d?un texte sous word, il est bien plus vaste. Il doit savoir mettre en scène ses phrases sur un blog. Pour cela, il peut utiliser des images. Dans ce cas, l?image est un soutien au texte. Il permet de rendre plus agréable la lecture et aide à la compréhension de l?article. C?est donc un rôle plus auxiliaire par rapport au texte. Mais le concepteur rédacteur web peut aller plus loin en collaborant avec des photographes et des dessinateurs. C?est ce que j?ai fait par exemple avec l?article « Le monde est absurde ». Dans un premier temps, la photo de Salomé Caillet m?a inspiré un paragraphe. Mon texte n?était donc que la légende d?une image. Le processus est inversé.

- Denis, dans le Picture marketing, nous inversons les rôles car le texte vient renforcer la puissance de l’image et surtout guider la cible dans sa perception du message reçu. En effet, une image peut être interprétée de nombreuses manières, et la perception que s’en fait son auteur ne sera pas automatiquement la même que celle que s’en fera le lecteur. Dans ce cas, le texte permet de baliser « la trajectoire » et permet de ne pas sortir du contexte initié.

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L’image placée avec pertinence apporte également du rythme dans la lecture d’un texte, car favorise l’insertion de sous-titres et légendes. Il est important de se rappeler que l’écriture web diffère de l’écriture classique (print). Si les premières lignes sont lues avec attention, les 10 premières souvent ; les lignes suivantes ont tendances à être survolées, lues en diagonale ou purement éclipsées.
Il est donc important que le message essentiel que l’on veut diffuser se situe dans la première partie du texte.
L’importance des mots clés surlignés (en gras) apporte également des repères lors du balayage d’un texte : cette astuce, outre d’éviter la monotonie graphique d’une page texte, permet de générer des points d’intérêt et d’inciter à capter une nouvelle fois l’attention du lecteur.

- Le dernier paragraphe du « monde est absurde » n?a pas de texte. C?est un dessin de Daniel Do. Le dessin se substitue au texte et lui donne même plus d?impact.

Autrement dit, d?après toi, un concepteur rédacteur web ou un blogueur peut-il se passer de l?utilisation des images ?

Tu remarqueras que je n?emploie pas le terme d?illustration qui se définit comme « un exemple destiné à éclairer une thèse ». Or ce que j?essaie d?expliquer est que l?image peut et doit être protagoniste.

- Ma réponse est simple : NON. N’oublions pas deux points essentiels :

Aujourd’hui plus que jamais, le web est un univers de visuels, d’images, vidéos et autres illustrations, infographies etc… Jamais ces partages n’ont été aussi nombreux, jamais l’engagement à partir d’une image n’a été aussi important. Il n’y a qu’à observer la progression exponentielle des médias sociaux dédiés à ce type de contenu : Pinterest, Instagram, Fancy, Tumblr, sans oublier la nette orientation de Facebook dans ce sens depuis l’apparition de la fameuse timeline  début 2012 , mais aussi les applications permettant à Twitter de partager images et vidéos (progression également énorme sur ce support).

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Une page de texte  se lit sur le web  en moyenne avec 25% de temps supplémentaire que sur une page  papier, à densité égale. Pourquoi ? parce que, entre autres, notre œil ne parcourt pas le même chemin que sur un magazine, par exemple. Il suffit d’observer des tests en mode eyetracking pour découvrir que notre lecture sur le web se pratique souvent sous forme de balayage : notre oeil recherche en priorité les images, les zones illustrées, les couleurs, ensuite les titres et mots en relief et petit à petit la lecture s’engagera, parfois de manière très « désorganisée » selon les éléments visuels  entourant l’article proprement dit !
Par ailleurs, une page web sans visuel ne donne pas envie d’être lue, sauf lors d’une recherche vraiment spécifique.

- Autre remarque complémentaire, si l?image est protagoniste, elle doit être unique (pas vue des centaines de fois, donc mâchée et remâchée).

- Elle doit être surtout parfaitement intégrée dans son contexte : et, effectivement, si une même image a été exploitée dans d’autres situations avec un taux de lecture important, elle risque d’être banalisée et de ne plus jouer son rôle.. Pire, elle peut éloigner le lecteur de sa lecture ou le détourner dans sa perception.

- Quand j?écris un article, j?aime prendre des exemples. Ils sont l?illustration des rédacteurs. Voici l?exemple que j?ai en tête en ce moment : la chaise. Si je regarde les ouvrages consacrés à cet objet universel, utilisé de tout temps et par tous les hommes, ce sont surtout des livres d?images.

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On ne peut pas évoquer la chaise dans un livre sans mettre en avant des photos. Cela serait trop abstrait. Appliquons ce simple exemple à notre dialogue. Quand vous écrivez un article pour un blog, imaginez que l?argument soit la chaise. Ca va changer l?angle des choses. La perspective va changer. Mettez-vous debout sur cette chaise, assis ou dessous. Prenez-en une autre et recommencez. C?est un bon exercice.

D?ailleurs, j’ai pris cette métaphore à la lettre (devrais-je dire à la couleur ?) et j’ai inséré des images de chaises dans cette interview. La chaise est aussi l’objet le plus universel qui soit. C’est l’invention de l’homme la plus partagée et les designers continuent de la réinventer.

L’interview ne s’arrête pas là, elle continue, notamment sur l’importance et l’utilisation de Pinterest. Pierre Cappelli reviendra donc, tout de suite après le BlogStorming qui se déroulera du 14 au 17 mai.

à suivre…

Denis Gentile - Concepteur Rédacteur Web &  Blogueur

  1. Une petite vérification simple peut toutefois être réalisée :   voici un article traitant du sujet
    http://www.ya-graphic.com/2012/08/referencement-dimages/
  2. Voici un turoriel sur le référencement des images dans Google, édité par Webrankinfo  http://www.webrankinfo.com/dossiers/google-images/referencement-images
  3. Lire à ce sujet : Concepteur Rédacteur Web, un métier enchanteur !
Images
- Pierre Cappelli entre 2 photos de la « sedia tira spingi » (chaise tirez poussez) de Fabio Scalzo. Plus d’infos
- Fauteuil 2450, design Junpei Tamaki. En fond, dessin de Daniel Do, visage Denis Gentile. Plus d’infos
Pierre Cappelli entre les chaises de Junpei Tamaki Design, dress & massive. La rouge représente une figure féminine, la bleue masculine. Le lampadaire, un chapeau. Plus d’infos
- Chaise Curt (qui se pose contre un mur), designers : Fabian Bernhard et Thomas Burkard. Plus d’infos
- Chair Skintex, designer Shinya Kobayashi. Elle change de forme selon le physique de celui qui s’assoit ! Plus d’infos
Ces chaises sont pour la plupart des prototypes, elles ont été exposées au Salon Satellite de Milan 2013 dont nous avons parlé lors de nos deux articles précédents :
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